Nouakchott le 27 août 2017
La mort a
encore frappé !
J’ai du mal
à y croire, je me surprends en train de me pincer et me dire que tout ceci
n’est qu’un mauvais rêve et que je me réveillerais mais hélas elle est partie à
jamais à la fleur de l’âge ; oui Aicha Diakhaté n’est plus.
Ecrire
cette phrase m’est pénible, j’en pleur de souffrance de me dire que je ne
pourrais plus jamais t’écrire sur Whats Up et te demander ton avis sur tel ou
tel autre sujet, te voir pour nous taper des fous rire sur la vie, t’entendre
me dire : « allons jusqu’au bout de nos rêves, fonçons il faut
que l’on fasse quelque chose de nos vies ».
Cette fille là que j’avais rencontré dans une
association à Nouakchott, toujours souriante, ouverte et réceptive, celle qui
devint par la suite comme j’aimais tant le dire mon amie, l’amie de tout le
monde. Elle était en effet connue de la plupart des jeunes de Nouakchott, de
par son dynamisme et son engagement dans toutes les causes défendables. Je ne
me sors plus cette phrase de la tête : « Pourquoi elle ?
Pourquoi maintenant ? ». Je n’ai même pas eu le temps de te dire au
revoir.
La mort est
douloureuse surtout quand elle frappe la jeunesse. Mais c’est tout ce qui a de
véridique dans ce monde : « toute âme qui goûte à la vie, goûtera à
la mort ». Quand ? Nul ne sait.
Cependant, vivre c’est aussi se préparer à mourir. Vivons comme si c’était le
dernier jour sur terre, vivons comme si nous mourrons demain, mais
rappelons-nous du repos éternel et préparons nous en conséquence pour que
celui-ci soit le plus paisible qui soit.
Le ciel
semble se joindre à notre amertume, d’une ardoise grisâtre et larmoyante, de
fines gouttes de pluie tombent comme pour nous consoler et un petit vent frais
souffle symbole d’espoir comme pour nous dire : tout ira bien.
Je
t’imagine au ciel toute souriante comme toujours, ma très chère que le Bon Dieu
t’accueille dans son saint paradis et qu’il te comble de sa miséricorde.
Je ne
pourrais jamais t’oublier, j’ai ton image gravé dans ma tête, notre amitié scellé à jamais. De là-haut je sais que
tu nous vois et nous entends, et comme le disait Birago Diop :
‘’Ceux qui sont morts ne sont pas jamais partis
Ils sont dans l’ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit,
Les morts ne sont pas sous la terre
Ils sont dans l’arbre qui frémit,
Ils sont dans le bois qui gémit,
Ils sont dans l’eau qui coule,
Ils sont dans
la case,
Ils sont dans la foule
Les morts ne sont pas morts »
Tu vois tous ses gens affluer vers ta maison venus de tout horizon présenter leurs condoléances à la famille, te rendant un dernier hommage en
partageant les moments passés avec toi, ils sont tous là pour toi car, tu as été et tu reste une personne magnifique qui a marqué nos vies à tout jamais.
PS: Je mets ta photo de couverture sur Facebook en attaché, cette dernière photo pleine de vérités que tu avais publié car, voir ta photo m'est douloureux pour le moment.


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